Catégories : Libertins Pantyhose collants bas petite culotte corset
il y a 3 heures
Mesdames, si vous souhaitez visiter Versailles en étant dans l’ambiance de l’époque de Louis XIV, le pantalon est à proscrire. Vous ne devez pas mettre de culotte sous votre robe et porter un corset.
Les sous-vêtements étaient sans entrejambe pour faciliter les besoins dans des lieux souvent dépourvus de sanitaires. Bien plus tard il est arrivée la culotte fendue qui permettait aux femmes de s’accroupir pour faire leurs besoins sans se dévêtir et sans dévoiler leur intimité. La culotte féminine que l’on connaît n’est arrivée en France qu’au milieu du dix-neuvième siècle avant le string vers 1970. Dans ces temps anciens, la culotte était uniquement un vêtement d’homme.
Pour revenir aux vêtements féminins de la cour de Versailles entre le XVIIe et le XVIIIe siècles, voici comme se déroulait l’habillage des dames de la noblesse et des reines.
Les femmes de chambre faisaient enfiler sur le corps nu une chemise en lin ressemblant à une chemise de nuit d’ajourd’hui. Après la chemise venait le corset qui nécessitait parfois deux femmes de chambre pour l’ajuster et bien le serrer. Il faut savoir qu’à cette époque, les jeunes filles portaient des corsets bien avant leur huit ou dix ans.
A la suite de quoi, de deux à quatre jupons étaient superposés avant de mettre un panier qui pouvait être fait avec des baleines d’osier afin de soutenir une robe très + très large. Parfois si large que passer des portes étroites posait parfois de petits problèmes. En effet, certains paniers pouvaient dépasser de un mètre de chaque côté !
Grosso modo tout cela représentait entre huit et quinze kilogrammes de tissu, de baleine, de broderies, de dentelles, parfois des bas et des bijoux.
Si les déplacements posaient des problèmes, il y avait malgré tout quelques avantages à être vêtue ainsi. Pour uriner, il n’y avait qu’à écarter les jambes, pour se faire trousser (bais..) il suffisait de se pencher en avant et de soulever le panier. Toutefois s’essuyer après avoir fait ses besoins était compliqué, nous n’aborderons pas les soucis liés aux menstrues. Avoir les fesses à l’air permettait une sorte de « ventilation » naturelle pour ces dames.
Cette ventilation naturelle pouvait être agréable aux dames, mais les odeurs d’urine et autres... étaient omniprésentes à Versailles. En effet, il n’y avait que deux toilettes pour tout le château. Les premières derrière l'escalier des Ambassadeurs et les secondes dans les galeries de la nouvelle aile du Midi. Des seaux d’aisance étaient donc utilisés.
Les seaux d’aisance sont des récipients traditionnels utilisés pour recueillir les déjections corporelles avant l'avènement des toilettes modernes à chasse d'eau. Historiquement, certains étaient placés sous une chaise percée ou utilisés seuls. Cela nécessitait une vidange manuelle pas toujours régulière et donc, des femmes de chambres et valets qui se déplaçaient avec ce récipient dans les couloirs du château.
Autant dire qu’entre les fuites urinaires, les seaux d’aisance et le peu de bain qui se prenaient à l’époque, (12 bains au total ont été recensés dans la vie de Louis XIX) il ne fallait pas être gêné par les odeurs pestilentielles. Autant dire que pour faire un broute minou ou une fellation il fallait avoir le coeur bien accroché. Pour atténuer les odeurs corporelles, des parfums étaient abondamment utilisés.
Pour en revenir aux vêtements féminins, identiques (sur le principe) à toutes les femmes y compris les paysannes, il faut noter qu’il était fréquent que les « minous » soient aperçus dans les grands escaliers par exemple ou par grand vent.
À la cour de Versailles, la propreté n'était pas jugée sur le corps et la peau, mais bien sur les vêtements qui les recouvrent. On exigeait donc un linge d'une extrême propreté et d'une blancheur immaculée. C'était là un gage de la qualité de celui qui le porte, le summum de la distinction et de l'élégance.
La pudeur de l’époque n’avait aucun rapport avec le sens de ce mot aujourd’hui. Montrer ses épaules, la naissance de ses seins ne posait aucun problème, mais faire voir ses mollets était jugé impudique. S’accroupir sur un seau d’aisance devant du monde ne posait pas de problème. L’accouchement d’une reine n’était pas privé, les personnes autorisées à l’approcher y assistaient comme au spectacle.
POUR REVENIR SUR L’HYGIENE
On ne trouve quasiment rien sur la problématiques des menstrues avec ces vêtements. Comment faisaient-elles à cette époque reste un mystère ou un secret honteux que l’Histoire n’aborde pas.
Ce n’est que Louis XVI qui a entrepris une rénovation sanitaire de Versailles dans les années 1770, en faisant creuser des égouts et construire des latrines supplémentaires puis installer quelques baignoires supplémentaires. Ne pas se laver, n’était pas de la négligence mais une raison de santé, En effet, l’eau chaude ouvrant les pores de la peau, cela représentait, --> pour la médecine de l’époque une voie d’entrée pour les microbes.
Fin
TSM
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